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02 - Le grand saut

Octobre, novembre, décembre 2019- janvier 2020

 

Tous les jours, sans exception, je passe devant le livre de Lise Bourbeau « Ecoute ton corps » que j’ai acheté lors de l’atelier de la « révélation ». Le tome 1 anniversaire, tout rose, plein de paillettes.

Tous les jours, sans exception, je n’ouvre pas ce livre.

Tous les jours, sans exception, je me dis qu’il faudrait que je relise mes notes et ouvre ce livre.

Tous les jours, sans exception, je me dis ce que c’était quand même bien cet atelier d’ETC.

Tous les jours, sans exception, je me dis qu’il faut que j’améliore ma vie, que je me donne le droit d’aller au bout de mes rêves, que je passe à l’action. Que je me bouge, en fait.

Tous les jours, sans exception, je râle, je m’apitoie sur mon triste sort.

Tous les jours, sans exception, je ne change rien à ma vie. Rien.

Plus les jours passent et plus ETC devient un souvenir lointain ; bon souvenir certes, mais lointain. Le cahier d’exercices prend la poussière. Mes notes ne sont pas mises au propre. Je me dis que je regarderai tout ça demain, puis demain et encore demain. La « révélation » a perdu de son brillant. Ma routine de vie a repris le dessus. La douce musique de Debussy me berce de nouveau.

Vous êtes peut-être en train de vous dire : « Eh bien, pour quelqu’un qui faisait des bons de licornes à la fin de l’atelier, ce n’est pas glorieux! »

C’est vrai. J’ai laissé ma routine, ma vie, mes croyances, mon égo reprendre le dessus. Et c’est allé très vite. En l’espace de quelques jours, c’était plié. ETC remisé sur un bout de bureau, sous une pile d’autres papiers. La pile « je trierai tout ça, un jour ».

La prise de conscience est malgré tout restée quelque part au fond de moi. Ces mois sont une période difficile à vivre au travail et je repense souvent à ce que nous a dit la formatrice, aux révélations que j’ai eues. Mais ces pensées partent aussi vite qu’elles sont arrivées. Je sais que ça ne va pas, je sais que ça a un lien avec moi. Mais j’en reste là. Je me lamente dans mon mal-être, je le fais subir à mes collègues et mon compagnon. C’est tout.

Ce que je retire de cela c’est qu’il ne faut vraiment pas minimiser la puissance de nos habitudes, de nos croyances, de notre égo dans nos vies.

En fait, avec le recul, je trouve dingue cette capacité que j’ai à mettre de côté ce qui me fait du bien. À faire passer des priorités qui n’en sont pas avant ce qui me fait du bien. En trois mois, j’ai dû lire une dizaine de livres : pourquoi ne pas avoir lu « Ecoute ton corps »? J’ai suivi une formation en ligne qui m’a assommée : pourquoi ne pas avoir repris mes notes de l’atelier d’ETC? J’ai un patron et un travail qui me permettent d’être assez souple : pourquoi je ne lui ai jamais demandé de réaménager mes horaires? Pourquoi je n’écoute pas mon besoin? D’autant que je sais au fond de moi qu’avec un rythme qui me convient, je suis beaucoup plus productive, positive, dynamique, enthousiaste : pourquoi me priver de ce bien-être?

Pourquoi je me boycotte à ce point quand il s’agit de me rendre heureuse, épanouie?

Ça serait donc vrai : j’ai peur d’être épanouie?

Frown

Puis vient le moment de faire la suite de l’atelier « Être bien ». ETC permet aux personnes qui ont déjà suivi « Être bien avec soi » de refaire gratuitement cette journée. C’est donc ce que je vais faire : je vais refaire la partie « Être bien avec soi » samedi, et suivre « Être bien avec les autres » dimanche.

Je vais à cet atelier sereine : je sais ce qu’il va se passer la 1re journée, ça ne m’inquiète pas.

 

Samedi et dimanche 25 et 26 janvier 2020

Atelier « Être bien – avec soi – avec les autres »

 

Me voilà de retour sur ce parking, dans cet hôtel, dans cette salle. La formatrice est toujours là pour nous accueillir. « La formatrice gentille ».

Je suis plus sereine que la dernière fois : je connais la salle, la formatrice, le déroulé de la journée. Je me sens beaucoup plus ouverte à recevoir de l’information.

 

Samedi

« Être bien avec soi »

 

La 1re journée est en tout point fidèle à celle que j’ai suivie en septembre. J’ai mes marques, rien n’a changé. Ou presque. En fait, c’est moi qui ai changé. Incroyable pas vrai? Je ne vis pas du tout cette journée comme la 1re fois.

Bien que je n’ai pas mis un orteil dans l’univers ETC depuis 3 mois hormis en vagues pensées, les notions apprises en septembre reviennent et cette journée me permet de les approfondir. En septembre, je n’ai pas tout retenu, perçu de ce que la formatrice nous a transmis : la redite de cette journée me permet d’aller plus loin. D’être moins dans l’excitation de la découverte et plus dans l’intégration de l’information. Je m’approprie chaque notion avec plus de recul.

Le fait de moins prendre de notes m’aide aussi beaucoup. J’écoute, je vis le moment.

Et dernière chose, je ne suis plus brusquée par certaines notions. Je les ai intégrées et me les suis appropriées : je n’ai pas les résistances de la 1re fois. Beaucoup moins en tout cas.

En fait, j’aborde cette journée avec tendresse pour moi-même. Prête à me faire du bien.

Ce que j’ai vécu ces derniers mois, le fait d’avoir remisé ETC au placard m’oblige à prendre les choses avec plus de lucidité. Je sais qu’il ne se passera rien dans ma vie si je ne mets pas en pratique tout ce que je vais entendre ce weekend. Mais je ne me mets pas la pression. J’accepte.

Oui, j’accepte que la dernière fois je n’étais pas en mesure de passer à l’action. Cette fois, je ne sais pas si j’en serai plus capable. Je ne me demande rien, si ce n’est de profiter du moment.

 

Dimanche

« Être bien avec les autres »

 

Maintenant que j’ai compris comment être bien avec moi-même, bien que, comme vous le savez, je ne suis pas encore ma meilleure amie du monde tout entier, je suis curieuse de savoir comment être bien les autres. Je me doute que ça aura forcément quelque chose à voir avec moi. Tout part de moi : ça, j’ai bien compris.

La formatrice nous refait le coup de « Qu’est-ce que vous aimeriez changer chez les autres? ». Mouai, je la vois arriver avec ses gros sabots : « j’aimerais ». « Je veux, mais j’ai peur de ».

On est reparti pour un tour. Ma liste des peurs est déjà bien longue, je ne suis pas euphorique à l’idée de la rallonger.

Mais ce n’est pas ça que la formatrice a en tête. Non, elle nous parle de la technique du miroir. Et là mes amis, voilà un mot pour résumer la technique : révélation !! J’applaudis intérieurement.

Cette technique dit que ce qui me fait réagir chez l’autre ne serait que le miroir de ce que je n’accepte pas chez moi.

Imaginez-vous, vous êtes là, chez vous, vautré sur le canapé à ressasser que votre patron est exigeant, que votre mec ne range rien, que votre voisin est irrespectueux, que votre collègue est trop lente, que votre frère est colérique, que votre meilleure amie est vulgaire….que plein de monde fait plein de trucs qui vous agacent, qui vous énervent, qui vous font réagir.

Et ben les amis, soyez prêts à l’entendre : vous êtes tout ça et vous ne l’assumez pas !! Si, si! Vous êtes exigeant, irrespectueux, lent, colérique, vulgaire… avec vous-même ou les autres, mais n’empêche, vous l’êtes.

Ça pique un peu hein quand on entend ça? Moi je crois qu’instinctivement, j’ai reculé sur ma chaise quand j’ai entendu ça, genre « Je ne suis pas concernée ». Et pourtant si, bien sûr que si je suis concernée.

En fait, sur le principe général, je suis d’accord. Par contre, quand je vais chercher des situations bien précises où j’ai été en réaction, mon égo a quand même tendance à dire : « N’importe quoi, jamais de la vie je suis irrespectueuse. Je suis le respect incarné. Vous ne voyez pas mon auréole briller au-dessus de ma tête? ».

Mais là encore, si vous voulez arrêter d’être en réaction face à des comportements qui vous dérange, vous savez ce qu’il faut faire? Vous vous souvenez de la phrase sac de nœuds?

« Il est nécessaire d’accepter d’être ce que je ne veux pas être pour arriver à être ce que je veux être ».

ACCEPTATION donc.

Ça ne vient pas forcément de suite, l’acceptation. Ce n’est pas parce qu’on voudrait accepter qu’on accepte. Même si on le veut très fort. L’égo a tendance à sortir les pectoraux à ce moment-là. Mais la graine est semée, c’est déjà pas mal. Une fleur finira bien par sortir. La formatrice dit qu’il faut parfois pouvoir accepter de ne pas pouvoir accepter. Alors, commençons par ça s’il faut.

Et autre révélation : les notions d’engagement et de responsabilité. Ils ont l’air de rien comme ça ces deux mots et pourtant, ils sont tellement libérateurs. Une vraie crème antirides!

Un engagement, déjà, ça peut se faire à plusieurs. Et il est basé sur le faire et sur l’avoir. Alors que la responsabilité, on la prend avec soi-même et elle est basée sur l’être, uniquement.

Par exemple, un parent s’engage à nourrir son enfant, à le loger, le vêtir… Mais il ne s’engage pas à le rendre heureux. Ça, c’est de la responsabilité de l’enfant.

Ça veut dire que toutes les circonstances où je me suis sentie responsable du bonheur, du bien-être des autres n’avaient pas de sens. Je n’ai pas ce pouvoir. Nous sommes chacun, individuellement, responsable de nous-même.

Je trouve ça génial!

Bon puis, il y a encore un autre truc trop bien que j’ai appris aujourd’hui : j’ai compris quel était « mon modèle pour être aimé ». Mais ça, c’est comme « le modèle pour aimer », je ne vous en dirai pas plus. Il faut vivre cet exercice, il est tellement bien.

Et si vous vous dites, « elle est chiante de dire ça, maintenant on veut savoir » : vous êtes en réaction. Alors commencez déjà par vous dire que vous êtes chiant vous-même et que vous ne l’assumez pas! Méditez là-dessus en attendant de faire l’atelier!

Laughing

 

Février 2020 

 

Dans les jours et les semaines qui suivent l’atelier, je pense souvent à tout ce que j’y ai appris. Et, je deviens plus active dans mon envie d’avoir une vie meilleure.

J’ouvre finalement le livre « Ecoute ton corps », que j’épluche avec intérêt. Fascination même. Je relie mes notes, refais les exercices.

J’observe les situations de ma vie qui me mettent en réaction. Particulièrement au travail. Ces dernières semaines, je suis beaucoup sur la défensive, fatiguée, énervée d’être là. Avec mon compagnon aussi, je constate que je suis moins positive, moins patiente. Toutes ces réactions m’interpellent. Pourquoi? Qu’est-ce que ça réveille chez moi?

Alors, plus les jours passent, plus je me surprends à utiliser la technique du miroir : ce que je constate me surprend, me rebute parfois, mais m’aide à avancer. Je n’accepte pas toutes mes découvertes, l’égo est tout muscle dehors, mais au moins j’ai conscience de choses que je n’aurais jamais soupçonnées quelques semaines auparavant.

C’est libérateur.

Je mets de la lumière sur mes croyances. J’observe mes réactions face aux gens. Je me questionne, je m’observe. J’apprends à mieux me connaître.

Je commence à comprendre pourquoi je n’obtiens pas toujours ce que je veux (voudrais ;)).

J’ai écouté une conférence de Lise Bourbeau où elle interpelle sur : « Comment créer ce qu’on veut, quand on ne sait pas ce qu’on veut? »

Elle donne l’exemple de quelqu’un qui va au restaurant et qui dit au serveur : « Je ne veux pas de poulet, ni de frites, ni de salades, ni de poisson ». Et le serveur de demander : « Mais vous voulez quoi en fait? ». « Eh bien, je veux manger! ».

Moi c’est pareil, quand on me demande ce que je veux, je réponds « Eh bien, être heureuse! ». Mais c’est quoi qui me rend heureuse, vraiment, intrinsèquement? Est-ce que je me suis déjà véritablement posé la question?

Maintenant, grâce aux outils d’ETC, je sais ce que je veux. Et ça fait une grande différence : je ne m’éparpille plus. J’ai un objectif défini. Le brouillard s’est dissipé. Je sais dans quelle direction je veux avancer.

C’est ce cheminement d’observation, d’expérimentation qui me donne envie d’aller plus loin, d’en découvrir plus sur moi. La possibilité de suivre la formation ETC dans son intégralité émerge et prend de plus en plus de place. Je sais que je n’y arriverai pas seule. J’ai besoin d’être accompagnée.

Pour ma part, il m’aura fallu du temps pour réagir. Mais cette fois, il y a eu le déclic, le petit truc en plus. Je veux prendre ma vie en main. Hors de question que mon mal-être persiste. Hors de question que je le subisse. Lise Bourbeau dit que certaines personnes n’en ont jamais assez de vivre des problèmes, même si ces mêmes problèmes se répètent encore et encore. Et qu’elles passent leur vie entière à se plaindre de ce problème. Qu’elles ne prennent pas leurs responsabilités en fait.  Me concernant, la coupe est pleine, je veux que ça change. Je ne veux plus subir ma vie, je veux la vivre. La prise de conscience a été soudaine, mais évidente. Ce que m’a vraiment apporté l’atelier « Être bien », c’est cette phrase : « Je suis totalement maître de ma vie ».

 

Samedi 22 février 2020

Aéroport de Toulouse

 

Depuis quelque temps, je demande à la Vie de m’envoyer des signes : est-ce que j’ai raison de suivre l’enseignement d’Ecoute Ton Corps? Est-ce que c’est vraiment ma voie? Cette formation est un investissement financier, personnel et de temps : je ne sais pas si je fais le bon choix. Alors je demande des signes et j’en reçois plusieurs, dont un qui me marque particulièrement.

Ce samedi de février, je suis à l’aéroport de Toulouse : je m’apprête à partir en vacances. Je m’évade dans mes pensées en faisant la queue pour passer les sacs aux rayons x. La file avance lentement, mais je finis par passer et vais récupérer mes affaires sur le tapis roulant. Je remets ma ceinture, range ma carte d’embarquement dans mon sac et quand je relève la tête, qui se tient devant moi? La formatrice ETC!

Je reste hallucinée quelques instants avant d’aller, très maladroitement, lui parler pour vérifier que je ne rêvais pas! Ma 1reformatrice d’Ecoute Ton Corps! Je décide que ce signe est LE signe et que je suis à ma place dans cette école, que mes projets de vie sont les bons. Je m’inscrirai à l’école en rentrant de congés.

 

Mardi 3 mars 2020

 

De retour à ALBI, je m’inscris à la formation complète ETC. Après tous les signes que j’ai reçus, je sais que je prends la bonne décision.

Le 1er atelier à faire dans le processus d’ETC est celui sur les 5 blessures. Il a lieu fin mars à Bordeaux. C’est parfait ça me laisse le temps de m’organiser. Je fais donc les démarches en ligne sur le site d’ETC et je prends contact avec l’organisateur pour clarifier certains aspects.

Et, avec sa joie et son enthousiasme habituel, il me dit : « C’est super, l’atelier sur les peurs de ce weekend à Bordeaux était plein, mais une place vient de se libérer, c’est la tienne si tu la veux. »

Si je la veux? Moi, je n’aime pas beaucoup les plans de dernières minutes. Je lui dis que je vais voir si c’est possible, que je le rappelle. Bon en vrai, à part un rdv chez le coiffeur et une rando, je n’ai pas non plus prévu de rencontrer DI CAPRIO ce weekend donc je n’ai aucune raison de dire non. Mais j’ai eu une montée de stress, et sans savoir pourquoi, l’idée de dire OUI m’a fait paniquer. Mais je prends cette place qui s’est libérée comme un signe de plus : la Vie me dit, vas-y, fonce, c’est ton chemin!

La formation étant à Bordeaux, je dois trouver un hôtel (aïe, ma peur de manquer d’argent me tort le ventre), je tourne ce problème qui n’en est pas un dans tous les sens. Un besoin de me faire des nœuds au cerveau pour rien, c’est dingue, vraiment. Je commence à me demander si je vais bien! Je trouve un hôtel, réserve et rappelle l’organisateur dans la foulée : « Si la place est toujours dispo alors je viens! ». J’aurai pu faire les choses dans l’ordre et lui demander, avant de réserver une chambre, si la place était toujours dispo mais non…

Parfois, mon attitude me questionne : j’ai voyagé au bout du monde et j’ai peur d’aller à Bordeaux ? Sérieusement? Est-ce que ma peur de manquer d’argent peut avoir autant d’effet sur moi? J’aurai ma réponse ce weekend…

Je dois maintenant choisir ma consultante : ETC nous envoie une liste lors de l’inscription, mais l’organisateur m’en conseille une en particulier. Elle a la réputation d’être très bienveillante et surtout, c’est la plus proche de chez moi. Par échange mail, nous décidons de nous appeler vendredi matin pour un premier contact téléphonique.

Ça y est, j’ai fait le grand saut : je suis étudiante ETC! 

Laughing

 

Jeudi 5 mars, Albi

 

Je suis au bureau, empêtrée dans un dossier qui m’exaspère quand mon téléphone sonne. Le numéro est étranger, je me dis que c’est sûrement encore de la pub ou un mec qui veut me vendre un truc dont je n’ai pas besoin, toujours pas, merci. Exaspérée encore un peu plus si c’est possible, je remets mon nez dans mon dossier.

Le titid du répondeur me refait lever la tête : les pubs et vendeurs par téléphone ne laissent pas de message d’habitude. Je comprends alors que c’était ETC qui m’appelait, l’organisateur m’avait prévenue.

J’écoute le message, un grand sourire aux lèvres : Suzanne m’appelle pour me souhaiter la bienvenue à ETC, répondre à mes questions… Son message est suffisamment long pour me détendre. Et cet accent, que je l’aime. Je trouve ça tellement gentil de prendre le temps de souhaiter la bienvenue à tous les élèves, individuellement. C’est pro, mais au-delà de ça, c’est humain. ETC est au Québec, je suis en France. En fait, à part Lise Bourbeau, je ne sais pas vraiment qui est derrière ETC et cet appel de Suzanne humanise et rend encore un peu plus concrète cette école. C’est un joli geste.

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Être bien, ça s'apprend