17 - Le tsunami

Août 2020

 

 

J’ai fait l’atelier sur le stress il y a un mois donc on pourrait se dire que je suis maintenant apte à le gérer quand il se présente.

J’aime beaucoup l’idée d’en être capable, MAIS, dans les faits, disons que c’est un poil plus compliqué que prévu. 

Comment vous décrire clairement et simplement les semaines qui vont suivre?

Stressantes? Oui… mais ce n’est pas vraiment le mot juste.

Tsunamiques! Voilà ça c’est le bon mot!

 

 

ALERTE ROUGE !!!

La Vie s’est dit que j’avais besoin d’un cahier de vacances version « Vie de tous les jours » pour réviser mes cours ETC. Alors cet été, c’est travaux pratiques et tant pis si ça fait mal!

 

On y va! Presto! 

 

Les amis, bienvenue dans la partie sombre de mon année…pas beaucoup de fous rires en perspectives… ☹ Ne croyez que parce que vous faites ETC vous êtes immunisés contre les problèmes, le stress et autres contrariétés. ETC vous donne des outils pour gérer tout ça. Mais il se peut, que, comme moi, vous vous laissiez déborder, submerger… ça fait partie de l’apprentissage, je suppose.

Je vous avais parlé de carnage…ça commence maintenant. 

 

 

Jeudi 6 août 2020

Rdv avec ma consultante – suivi hors formation

 

Il y a quelque temps, j’ai demandé à ma consultante si on pouvait mettre en place un suivi pour m’aider sur certains aspects de ma vie pour lesquels je n’ai pas encore suivi d’atelier.

Et aujourd’hui, l’une des choses que je veux aborder avec elle est ce sentiment récurrent de me sentir dépassée, stressée et fatiguée d’avance par tout ce que j’ai à faire. 

Si comme moi, vous êtes une adepte des listes, vous connaissez sûrement ce sentiment de bonheur quand on raye une tâche avec la fierté et la joie du travail accompli.

Mais vous connaissez aussi peut-être ce stress de voir la liste ne pas bouger et pire, se rallonger à vue d’œil. Arrive alors ce sentiment de panique : « je n’y arriverai jamais »; de culpabilité : « et si j’étais mieux organisée… »; puis un besoin de (re) planifier sa vie pour arriver à barrer tout ce qu’il y a sur la liste dans un temps raisonnable pour enfin, se sentir soulagé, déchargé d’un poids et pouvoir enfin se reposer et ne rien faire.

J’explique tout ça à ma consultante, qui, comme souvent, a l’air de beaucoup s’amuser. Un point pour moi, visiblement, j’ai un talent inné pour divertir les gens malgré moi.

Me voilà donc à expliquer à ma consultante que je fais des listes, que ces listes me stressent et que je suis en vacances ce soir, mais déjà fatiguée à l’idée de tout ce que je dois faire pendant les vacances pour enfin arriver à tout barrer sur ma fameuse liste, et être pénarde à la rentrée.

Et sur cette fameuse liste il y a 2 trucs en particulier qui me tendent : 1, je dois finir d’enregistrer un livre et le corriger; 2, finir les textes du blogue que je dois envoyer à Jean-Pierre.

Dans l’entente que j’ai signée avec ETC, je dois envoyer un texte par mois : le mois dernier, le compteur est à 0. J’ai envoyé un mail à Jean-Pierre pour m’excuser de ce retard et lui m’a juste répondu de ne pas me mettre la pression. Qu’on s’entende bien, je n’ai pas besoin de lui pour me la mettre la pression, je me débrouille très bien toute seule. Si vous avez une sensation de « déjà vu » en lisant ces lignes, c’est normal, je vous ai raconté la même chose le mois dernier. Je n’ai pas vraiment progressé depuis. 

Sauf sur mon niveau de stress, qui lui, progresse de jour en jour, et pas dans le bon sens. 

À quelques heures de mes vacances, je suis totalement dépassée, car je suis hyper fatiguée et sais que j’aurai vraiment besoin de ne rien faire pendant les 15 jours à venir si ce n’est bouquiner, me balader, nager et dormir; parce malgré la fatigue et mon envie de me reposer, je veux absolument finir ces textes et l’enregistrement du livre.

Dans mon esprit ,je balance donc entre je veux me reposer, mais je ne peux pas j’ai trop de trucs à faire.

Et, pression supplémentaire, je me projette dans « mes trucs à faire » et je me dis : « Eh si je n’ai pas fini à la fin des vacances, quand est-ce que je vais trouver le temps de le faire après? ». Comment se mettre un peu plus la pression? Pas besoin de Jean-Pierre je vous ai dit, je me débrouille très bien toute seule. 

Heureusement, ma consultante est parfaite. Après m’avoir écouté, sourire aux lèvres, mais avec beaucoup de bienveillance, elle me dit : « Accepte que tes listes n’ont pas de fin. »

??

Si, évidemment, qu’il y a une fin : quand j’aurai tout barré sur ma liste, je pourrais enfin la jeter et me reposer! Clap de FIN!

« Non, non, il te faut sortir de cette idée, car il n’y a pas de fin, tout est recommencement. Tu dois te libérer de cette croyance « il faut finir » et dis-toi plutôt « il faut avancer ».

Il faut finir. Combien de fois est-ce que j’ai entendu ça dans mon enfance : fini ton assiette, fini tes devoirs, fini tes études…fini, fini, fini et après tu pourras faire ce que tu veux. 

Elle m’explique un truc qui va venir rallonger ma liste des révélations : le temps n’est pas linéaire. Dans la réalité, seul le présent existe. Le passé n’existe plus et le futur est un concept.

Et là, la phrase que j’adore!

Révélation : le présent est réalité et éternité.

 

Sauf que mon mental à moi ne connaît pas le présent : lui, bon élève qu’il est, oscille gentiment entre passé et futur; entre « si j’avais su » et « je ferai »; entre culpabilité et projet. Mais au présent, à part ressasser le passé et imaginer l’avenir, je fais quoi? 

J’ai peur de le dire. Rien.

Moi je vis entre passé et futur, en général. Il y a bien des fois où je vis au présent, mais ce n’est clairement pas la norme dans la façon dont fonctionne mon mental. 

Je m’autorise un moment de profonde exaspération : je fais du yoga, de la méditation, je prends plus de temps pour moi (mon égo me nargue), je lis des livres censés m’enseigner la pleine conscience, comment vivre l’instant présent...bref, je fais des trucs qui sont censés me faire vivre au présent, et je suis tellement désolée de constater que malgré tous mes efforts, je vis encore beaucoup au passé et au futur. 

Long soupir de…. désespoir?

Gandhi s’éloigne de moi… 

Ma consultante m’explique que le futur n’est qu’une pâle copie du passé : et c’est bien vrai, sur certains points je le constate. Rien qu’à voir cette capacité que j’ai à me laisser déborder depuis des années : je suis en boucle dans ce schéma. 

Donc ma consultante me conseille, pendant mes vacances, de ne rien m’imposer et d’écouter mes besoins. De laisser place à la spontanéité. De pratiquer le lâcher-prise.

Et surtout, de garder en tête que je fais ce que je veux du temps, il est élastique. Rappel : le présent est éternité.

La logique est imparable : si je suis dans le présent, je suis dans l’éternité, donc j’ai tout le temps que je veux pour faire toutes les choses que je veux faire. 

N’empêche, demain, j’ai un planning bien chargé! 

Jeudi 13 août 2020

Pendant mes vacances

 

Mon rêve est d’avoir une maison à la campagne. On sait.

Eh bien, aujourd’hui, je peux cocher la case : c’est fait! 

Incroyable! 

Et pourtant si.

Je suis encore un peu sonnée par la nouvelle. 

Est-ce que ce truc de croire en ses rêves fonctionnerait si bien que ça en a l’air?

Visiblement, oui. 

Rêve réalisé mais autant vous dire que les copines sont toujours là et bien bien là. Impossible de les faire bouger. Elles sont littéralement collées à moi parce que ça y est maintenant c’est sûr : je vais vivre avec quelqu’un, rencontrer 2 enfants et prendre un crédit avec beaucoup trop de zéros! 

Et comme si je n’avais pas assez de copines avec moi, la notaire nous conseille de nous marier, pour des raisons administratives.

Le mariage n’a jamais fait partie de ma liste des trucs à faire. Il était plutôt sur la liste des choses à ne pas faire. Surtout pas. Me marier = privation totale et définitive de liberté.

Pas pour moi. JAMAIS. 

Mon « jamais » prend fin aujourd’hui, avec l’achat de cette maison.

L’angoisse totale!

Je me sens prise au piège. Enfermée. Je panique littéralement. Je tourne cette histoire de mariage dans tous les sens, mais rien à faire je ne vois que l’aspect négatif de cette démarche. Ça m’oppresse. Je n’aime pas du tout cette idée. J’ai l’impression qu’on s’apprête à m’enchainer. 

Je ne sais plus où j’en suis. Du tout. 

J’aurai dû choisir mon rêve de rencontrer Lady Gaga. C’était plus fun. 

 

 

Vendredi 14 août 2020

… suite de mes vacances

 

Ma journée commence par une phrase : « reconnaître les moments où tu ne te fais pas plaisir est un autre bon moyen pour devenir conscient de tes peurs » Ecoute ton corps, Tome 2, page 151. 

Ça résonne en moi… Merci Lise Bourbeau.

L’achat de cette maison ne réveille pas en moi l’enthousiasme escompté. À ce stade, je suppose que vous l’avez compris.

J’étais euphorique en la visitant, hyper contente et émue quand l’agent immobilier nous a appelés pour nous dire « C’est bon, elle est à vous ».

Mais depuis hier, je rumine les pires scénarios possibles.

Une peur, c’est déjà difficile à gérer. Mais là, c’est un vrai gang! Imaginez la bande de copines toute de cuir vêtues, tatouées des pieds à la tête, la hargne au visage, les poings serrés, prêts à frapper… ça vous donne envie ça vous?

Non?

Moi non plus.

On dirait des hyènes affamées! Regardez-les ces 3 copines prêtent à me dévorer vivante : « la peur de manquer » me montre les dents, « la peur de ne pas savoir vivre avec quelqu’un » me lance un regard féroce et « la peur de ne pas savoir m’y prendre avec les enfants de me compagnon » fait craquer ses poings.

Je prends l’option partir en courant, là vraiment, elles me font beaucoup trop flipper. 

C’est un grand moment pour notre couple, je ne veux pas que mes peurs viennent le gâcher. Et pourtant si, les copines sont là, spectatrices heureuses de mon désarroi. Prêtes au combat.

J’accueille, du moins j’essaye. Difficile quand même, l’accueil. Mon égo m’offre son plus pathétique sourire de vainqueur. 

Je décide de faire l’exercice du lâcher-prise. Et dans cet exercice méditatif où l’on doit donner une forme à sa peur pour lui parler, la mienne prend la forme d’un parpaing. Ça donne le ton ça, non? Elle aurait pu se matérialiser sous une forme plus douce, moins lourde : mais non, un parpaing.

Il n’y a rien de plus indigeste qu’un foutu parpaing!

Et maintenant qu’il est là, il n’a pas envie de partir. Alors je l’entoure de lumière comme j’ai appris et j’essaye de l’accueillir. Du mieux que je peux.

Je suis humaine et là j’avoue que l’accueil est compliqué. La cohabitation ne s’annonce pas facile.

J’ai juste envie de pleurer. De peur. 

 

Samedi 15 août 2020

… toujours en vacances

 

 

Jour des larmes.

Je ne peux pas vous décrire mieux cette journée.

Je me suis levée en pleurant.

Puis j’ai pleuré toute la journée.

Et je me suis endormie en pleurant. 

Tout ça pourquoi? Parce que cette maison à la campagne et tout ce qu’elle implique me fait terriblement peur. M’effraye serait plus juste.  Je suis en boucle sur tout ça depuis 2 jours. Je ne dors plus.

Dans ce que cette maison implique, il y a les 2 enfants de mon compagnon. Je les ai rencontrés il y a quelques jours, ils sont adorables. Je n’ai pas d’enfants moi-même alors je stresse (un max) à l’idée de cette cohabitation qui m’est totalement inconnue.

Mais le coup de massue viendra de leur maman qui, dans un ton moyennement câlin, a expressément demandé à mon compagnon que je ne m’approche plus de ses enfants.

Cette maison engage trop de changements dans ma vie. Je craque.

Et autant vous dire qu’aujourd’hui, je suis tellement inondée par des peurs irrationnelles que j’en ai même oublié qu’ETC existait. J’ai plein d’outils pour m’aider, mais je suis comme amnésique. Je suis dépassée. Noyée. Perdue. Mettez-y le mot que vous voulez, le résultat est le même : je pleure de trouille. Je panique quoi. 

Je fais un HELP aux copines ETC qui se relaient pour m’aider, me guider, me dire ce que je dois faire : le miroir, l’exercice sur les peurs, respirer, l’exercice du lâcher-prise.

Elles sont trop mignonnes avec moi : de vraies petites guides. Elles m’orientent dans ma tempête intérieure.

Irrationnelle la tempête… Totalement démesurée. Je suis au moins consciente de ça. 

La vie m’envoie un message clair : certaines de mes blessures viennent de s’ouvrir en grand, très grand. En mode « plaie ouverte, il y a du sang partout. » Et je n’arrive pas les gérer. C’est comme un ras de marée d’émotions.

Je suis incapable de contenir mes larmes, je ne cherche pas vraiment à le faire en fait. Je laisse faire : je sais que j’ai peur, que j’ai besoin de me donner le droit de vivre ces peurs, et elles viennent m’habiter, littéralement.

C’est oppressant et paradoxalement, plus je pleure, plus je sens que je me libère. Que je m’allège.

À la fin de la journée, une fois les exercices faits, je ne sais même plus pourquoi je pleure encore, mais ça coule, alors je laisse couler. Je vais avec.

Je me remémore l’atelier sur le senti, celui où j’avais du mal à me laisser aller à pleurer. Visiblement, ce truc-là est réglé. Je n’ai pas souvenir d’avoir autant pleuré de ma vie. Je ne savais même pas que physiologiquement, c’était possible de pleurer autant. 

En allant au lit, pour me détendre, j’écoute de la musique et je tombe sur une chanson que je trouve très belle, mais pleine de tristesse. « Joanne » de Lady Gaga.

C’est l’essorage final. Cette chanson achève de me vider de toutes mes larmes. Je me trouve assez nostalgique et sentimentale aujourd’hui.

Et vous savez quoi, ça fait du bien d’être ce que l’on a besoin d’être dans le moment !!! 

Erratum : l’essorage final arrive vers 3h du matin.

Je me suis lancée dans l’enregistrement de méditations suite à l’épisode « je crée ma propre méditation et je la partage à mes proches ». Comme ils ont aimé, j’ai décidé d’en faire profiter d’autres personnes que je ne connais pas. J’ai donc maintenant une chaîne YOUTUBE.

Cette nuit, je me suis réveillée et je n’arrivais pas à me rendormir alors j’ai décidé de faire une de mes méditations. Je vais sur YOUTUBE, et je vois que quelqu’un a mis un pouce à l’envers sur un de mes enregistrements. 

Méchant !!!!!

Ma blessure de rejet se réveille plein fer, et moi je me remets à pleurer. 

Voilà.

Un weekend bien sympa. 

Je vais réécouter « Joanne », c’est mieux en fait. 

 

 

Mardi 18 août 2020

En vacances, toujours… 

 

 

Ce jour-là, je dois passer une IRM. On m’a décelé une endométriose l’an dernier et je dois faire un examen de contrôle. Rien de dingue, si ce n’est que pour cette IRM, on nous injecte des produits.

Et comment vous dire poliment que les produits m’ont rendue malade à un point tel que j’ai passé les deux jours suivants au lit. Je vous passe les détails, mais tout ce qui devait sortir de moi est sorti. J’ai fini ces deux jours épuisée, stressée et littéralement vidée.

Se pourrait-il que l’achat de cette maison et l’arrivée des enfants de mon compagnon dans ma vie aient quelque chose à voir dans la réaction de mon corps à cet examen? 

Je vis le moment présent comme m’a conseillée ma consultante et au moment présent mon corps me dit « Stop. Repose-toi ».

C’est ce que je vais faire les prochains jours : rien.

Juste dormir.

Et pleurer.

… Et continuer à me torturer un peu avec la maison et le blogue qui n’a pas bougé d’un iota depuis… Beaucoup trop longtemps. Le « Livre nu » était quand même une idée qui méritait d’être développée… je dis ça, je dis rien…mais bon… 

 

 

Vendredi 21, samedi 22, dimanche 23 août 2020

3 derniers jours de vacances 

 

 

En me levant ce matin, j’ai la sensation d’être sortie du brouillard, d’avoir retrouvé un peu d’énergie.

Je suis sèche de l’intérieur : plus une seule larme de dispo. 

Je fais une méditation et une fois finie, j’ai envie, très envie d’une chose : écrire.

ENFIN !!! Il était temps! 

Je passe ces 3 derniers jours de vacances à écrire. Je sors à peine de chez moi. J’écris, j’écris. Comme si les deux jours passés au lit m’avaient redonné cette confiance en moi dont je manquais ces derniers temps pour écrire le blogue.

Je me sens en symbiose avec moi-même. Mon JE SUIS veut écrire, j’écris, les mots viennent tout seuls et je me sens bien.

 

 

Coin des annonces

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Ma vie dans le stress… les jours se suivent, et se ressemblent…

Lundi 24 août 2020

 

J’ai repris le travail dans un état de fatigue relativement important. Pas vraiment l’état dans lequel on est censé revenir de vacances. 

 

 

Mercredi 2 septembre 2020

 

Stress. Toujours ce mot. 

Parce que je suis submergée au travail.

Parce que je suis submergée au travail.

Parce que je suis submergée au travail. 

Parce que je ne dors presque plus.

Vraiment presque plus.

 

 

Dimanche 6 septembre 2020

 

Je suis épuisée. Stressée. 

Je suis inscrite à une formation ETC et j’ai fait un atelier sur le stress. Mais oui, c’est vrai! J’ai fait ça!

J’avais presque oublié, mais ça me revient en mémoire. Mieux vaut tard que jamais… 

Une force en moi me pousse à relire mes notes.

Au fil de ma lecture, j’ai l’impression de redécouvrir ce que j’ai appris il y a quelques semaines.

Je me promets de mettre en pratique tout ce que j’ai appris, dès demain. 

 

 

Lundi 7 septembre 2020

 

Demain, c’est aujourd’hui et ce matin je me réveille …sans surprise : stressée. Ce mot devient beaucoup trop récurrent dans ce blogue.  

J’ouvre à peine les yeux que déjà je le sens, le stress : mon ventre me fait mal, je suis oppressée.

Mon travail me pèse depuis quelque temps. J’ai l’impression de passer mes journées à gérer des problèmes, à répondre aux demandes des uns et des autres, toujours dans l’urgence. Et il faut en faire toujours plus, toujours plus vite.

MJ fait ci. MJ fait ça. MJ pense à ça. MJ occupe-toi de ça. MJ, MJ, MJ…

MJ sature.

Les problèmes se cumulent, les uns après les autres. Plus ça va, moins de trouve de sens à ce que je fais.

Je suis lasse, fatiguée. Démotivée. Je n’y arrive plus. 

Pour me changer les idées et me détendre, je décide d’aller marcher et de respirer à plein poumon! En marchant, j’écoute une interview.

La personne interrogée dit : « Je me donne le droit d’être parfaitement imparfaite » puis « Je ne vais pas m’excuser de ne pas être parfaite, je suis un être humain et j’apprends » et enfin « La souffrance n’est pas mal, elle m’aide à devenir moi. »

Toutes ces phrases tombent à pic, la Vie me rappelle les bases! Merci !!!!!

Gratitude! 

Et c’est Lady Gaga qui l’a dit alors… ! 

 

 

 

Mardi 8 septembre 2020

 

Journée de travail aussi stressante que la précédente, mais pas autant que celles qui vont suivre.

Les journées se suivent et chaque jour, j’ai l’impression de passer à l’étage supérieur quant à la masse de problèmes à gérer. Et à l’étage inférieur quant à ma capacité à le faire.

Je suis tendue, nerveuse et la fatigue me rend grognon. 

Le soir, je quitte le travail sur les chapeaux de roues parce que ça y est, c’est le grand jour : nous avons rendez-vous chez la notaire signer le sous seing pour la maison.

Le stress, la fatigue, le ras-le-bol gâchent ce moment.

Ce rendez-vous devient un truc de plus à gérer dans ma journée. Un truc parmi tellement d’autres trucs.

Je n’arrive pas à lâcher prise.

Je ressens un petit WOW quand j’observe nos signatures sur l’acte, mais il est tout petit, le WOW.

Je ne réalise pas.

J’ai l’impression que seul mon corps est dans ce bureau avec les vendeurs et mon compagnon.

Mon esprit est ailleurs. Dans mes peurs, dans mon stress. Je mouline à plein régime.

 

 

Vendredi 11 septembre 2020 

 

Ce matin, je me lève péniblement : je suis censée être au bureau à 9h, mais je rentre dans la douche à 8h55. Je ne peux pas aller plus vite. Je suis au max de ce que je peux donner.

J’ai l’impression qu’on m’a essorée. Que la toute dernière goutte d’énergie en moi a disparu.

Je suis vidée. Épuisée. 

Une fois au travail, je suis seule avec ma collègue et heureusement.

Je craque.

Je reçois le mail « MJ fais ci » de trop : le mail qui me fait m’effondrer. Je me mets à trembler, mon cœur bat vite, des larmes pointent le bout de leur nez.

Je n’en peux plus. J’étouffe. 

Ma collègue essaie de me calmer.

Mon patron est absent. Je lui envoie un message pour l’informer (pas lui demander) que je fais une pause ce matin : comprenez « que tout le monde me foute la paix !!! ».

J’éteins les lumières dans mon bureau. Je me mets Lise Bourbeau dans les oreilles : sa détente pour se laisser aller à l’abandon.

Je me calme progressivement. Je reprends une respiration plus calme. Je pleure à chaudes larmes, mais je me détends. Mon mal-être sort. 

Mon patron a dû comprendre que je n’allais vraiment pas bien : je reçois un message dans lequel il me dit de prendre ma journée.

Malgré son « accord », je reste prostrée dans le bureau. Sonnée. Assommée. 

Ma collègue est un peu perdue, elle essaye de me rassurer. Merci à elle d’être là, le calme apaisant dans ma tempête intérieure. Elle m’invite manger au restaurant à midi : j’en suis heureuse et en même temps, un peu en pilotage automatique. Je suis en mode sauvegarde, j’essaye juste de ne pas sombrer. 

L’après-midi, je rentre chez moi et je me mets au lit : j’écoute des musiques qui m’apaisent, je pleure et je reste seule dans le calme, avec moi-même. Et je suis bien. Tout s’arrête autour de moi. Il y a juste moi, mes sentis.

Le reste du monde tourne sans moi. 

En fin d’après-midi, j’ai rendez-vous avec ma consultante pour le suivi sur la culpabilité. Étonnement, malgré cette journée « à part », je n’en ressens aucune, de culpabilité. Ni d’avoir passé ma matinée à pleurer et méditer au bureau, ni celle d’avoir passé mon après-midi seule chez moi à pleurer. 

Aujourd’hui, j’ai répondu à mon besoin de calme et ça me fait un bien fou. Mais il a fallu que je vive une tempête intérieure, que j’aille au bout de ce que je pouvais supporter, pour m’autoriser ce calme.

Pour m’écouter. Pour me respecter.

Je m’endors en méditant là-dessus.

Cliquez ici pour lire la suite : 18 - Mes besoins

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